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Aurélie Carré
Directrice du Musée d’ethnographie de Neuchâtel
Dans l’œil du public
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C’était son métier de rêve, juste après «Indiana Jones». Depuis bientôt un an, Aurélie Carré dirige le Musée d’ethnographie de Neuchâtel, et entend bien le pousser en avant. Avec des idées originales, en renforçant la collaboration avec d’autres institutions neuchâteloises, et surtout en intégrant le regard des visiteurs dès l’élaboration des projets. «Les musées sont au carrefour des mondes et doivent évoluer. Ce qu’on appelle en France «le service des publics» est sous-dimensionné en Suisse.» Celle qui a auparavant dirigé le Musée comtois et le Muséum d’histoire naturelle à Besançon, en France, insiste notamment sur la nécessité de consolider la médiation. Elle plaisante en présentant son rôle comme celui de «cheffe d’orchestre et Père Fouettard», conservant ainsi l’accessoire fétiche du célèbre archéologue aventurier: «Il faut donner le tempo au bon moment, mais aussi voir et dire quand quelque chose ne va pas.» La première exposition lancée sous sa houlette – Made in Lagos – invite à investir le parc du MEN à toute heure. Et invite à découvrir la folie et les excès de la métropole nigériane en neuf étapes imaginées par l’artiste Osaze Amadasun. Pour Aurélie Carré, «on se situe à l’articulation entre fond et forme. C’est une manière de faire ethnographie ensemble.»
Alexandre Steiner
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