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Alain Perroux

Directeur général du Grand Théâtre de Genève

L’opéra au long cours

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Pour Alain Perroux, le Grand Théâtre de Genève (GTG) a le goût des madeleines de Proust. C’est à 11 ans que le Genevois y reçoit son premier choc lyrique, avant de devenir critique musical pour le «Journal de Genève», puis «Le Temps». Sous sa plume, l’opéra devenait une mappemonde vibrante reliant Salzbourg à Milan ou New York. Son parcours témoigne de cette ambition cosmopolite: dramaturge du GTG sous Jean-Marie Blanchard, il rejoint ensuite le Festival d’Aix-en-Provence aux côtés de Bernard Foccroulle, contribuant durant onze ans à son rayonnement international. Après six ans passés à la tête de l’Opéra du Rhin, le voilà de retour à Genève pour prendre la direction générale du GTG. «Je n’ai pas un tempérament de révolutionnaire», confiait le nouveau patron de l’institution, contraint de lancer son mandat hors les murs, au BFM. Fédérateur dans l’âme, il baptise sa première saison 2026-2027 «Nouveaux mondes» et invite au voyage. La traversée reliera l’île de Prospero dans «La Tempête», chef-d’œuvre méconnu du Genevois Frank Martin, à l’Eldorado de «Candide», opérette de Bernstein donnée en version concert. Juliette de Banes Gardonne
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