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Bérengère Primat

Directrice de la Fondation Opale

L’art aborigène au sommet

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On rencontre Bérengère Primat au bord du petit lac de Lens non loin de Crans-Montana, miroitant au soleil, sur une terrasse qui est celle de la Fondation Opale, ce lieu d’expositions et d’accueil voué à l’art des aborigènes d’Australie, qu’elle a fondé en 2018: 1900 œuvres, 440 artistes, c’est la plus importante collection privée d’art contemporain aborigène. En 2002, Bérengère Primat, née à Neuilly-sur-Seine, qui a grandi et étudié en Suisse, est bouleversée par l’exposition qu’elle découvre à Paris, intitulée «Wati, Les hommes de lois». «J’ai senti une sorte de connexion immédiate. J’ai voulu comprendre. Très vite j’ai eu la chance de partir en Australie avec le commissaire de l’exposition. Là, j’ai rencontré les artistes eux-mêmes.» C’est le début d’une collection et d’une passion pour cette culture «ininterrompue depuis 65 000 ans», précise-t-elle. L’engagement est durable, profond. Avec ces hommes et ces femmes, des liens se tissent au fil des voyages, des séjours, des ans. «Cet art vient de très loin, dit Bérengère Primat. Il n’est pas de notre époque. Pourtant nous y retrouvons quelque chose de nous-même, de nous, en tant qu’êtres humains.» Eléonore Sulser
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